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Lexique

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Anneau vaginal : C’est un anneau en plastique souple. Il contient des hormones qui empêchent l’ovulation et fonctionne donc comme la pilule. Il est placé durant 3 semaines dans le vagin, puis il est retiré durant 7 jours. Durant ces 7 jours, les règles apparaissent.

Avortement à risque : C’est un avortement qui est pratiqué dans de mauvaises conditions sanitaires et qui présente un risque pour la vie de la femme qui le subit. Dans le monde, de nombreuses femmes décèdent chaque année des suites d’avortements à risque.

Bisexualité, bisexuel-le : Désigne l’orientation sexuelle des personnes attirées par des personnes de l’un ou de l’autre sexe.

Chasteté : Abstinence face au plaisir sexuel ou « vertu morale » par rapport à celui-ci.

Contraceptifs : Moyens ou méthodes réversibles qui empêchent qu’une fécondation ait lieu au cours des rapports sexuels sans fécondation. Ces méthodes qui permettent une sexualité sans risque d’être enceinte sont multiples : pilule, préservatif (masculin et féminin), stérilet, implant,....

Contraception d’urgence ou « pilule du lendemain » : C’est un moyen contraceptif qui contient une forte dose d’hormones à prendre en un court laps de temps. C’est un contraceptif « d’urgence » car il doit être utilisé le plus vite possible après un rapport sexuel non protégé (oubli de pilule, préservatif déchiré,....), au plus tard 72heures après ce rapport. La « pilule du lendemain » peut éviter une grossesse liée à cet acte sexuel mais elle n’est pas fiable à 100%.

Cunnilingus : Stimulation des différents organes génitaux externes de la femme par un-e partenaire à l’aide de la langue et des lèvres.

Cyber-violence : C’est la violence qui s’exerce à travers l’outil informatique et plus particulièrement l’Internet. Il s’agit par exemple de la violence produites par des images à caractère pornographique diffusées à travers des spams ou envahissant l’écran sans que ces images aient été désirées.

Dépénaliser : Une infraction est « dépénalisée » lorsqu’elle n’est plus considérée comme pénale : elle n’est donc plus punissable selon le code pénal. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il ne s’agit plus d’une infraction.

Dogme : Principe considéré comme étant une vérité incontestable.

Droits de l’Homme ou droits humains : Droits fondamentaux dont devraient jouir tous les individus du fait d’être des êtres humains. Ces droits ont été consacrées par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, signée en 1948 par les 58 Etats membres de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Cette Déclaration comporte 30 articles et s’applique à tous les individus.

Droits sexuels et reproductifs : Il s’agit des droits en lien avec la santé reproductive et sexuelle. Même si ces deux types de droits vont souvent de pair, il est plus facile de dissocier « droits sexuels » et « droits reproductifs » pour les définir. Voir ci-dessous.

Droits sexuels : Ce sont les droits relatifs à la sexualité, indépendamment du fait que la sexualité peut conduire à la reproduction. Ils consacrent le droit de chacun-e de décider librement de son corps et de sa sexualité, quel que soit son sexe, son genre, son orientation sexuelle, son origine ethnique ou son handicap. Ces droits concernent autant la « santé sexuelle » que le bien-être physique, mental et social lié à la sexualité et aux relations affectives.

Droits reproductifs : Ce sont les droits relatifs à la fécondité et à la reproduction. Ils concernent la « santé de la reproduction » (fécondation, grossesse, accouchement, reproduction assistée, etc.) mais aussi la non-reproduction (avortement, stérilité). En particulier, ces droits permettent aux individus de décider librement du moment de la reproduction, du nombre souhaité d’enfants et de l’espacement entre les naissances (c’est la « planification familiale »).

Equitable : Basé sur un principe d’équité, de « juste partage ».

Fellation : Stimulation du pénis avec la bouche, la langue et les lèvres.

Frottis (cervico-utérin) : Il s’agit du prélèvement de quelques cellules du col de l’utérus, effectué par un-e gynécologue dans le cadre du dépistage du cancer du col de l’utérus et d’autres infections sexuellement transmissibles. Concrètement, le/la gynécologue insère un type de « coton tige » dans le vagin de sa patiente et « frotte » la paroi utérine afin de prélever les cellules qui seront ensuite analysées dans un laboratoire. Il ne s’agit pas d’un examen douloureux : la femme peut ressentir l’effet d’une petite pincée, parfois elle ne sent même rien du tout.

Gacehpa (Groupe d’Action des Centres Extra-Hospitaliers Pratiquant l’Avortement) : Il coordonne tous les centres extrahospitaliers pratiquant l’avortement en Belgique francophone. Le Gacehpa a trois objectifs principaux : défendre le droit des femmes à l’IVG (interruption volontaire de grossesse ou avortement) ; garantir la pratique de l’IVG ; et défendre les centres qui pratiquent des avortements (conditions matérielles, plaidoyer politique, etc.). Il existe 28 centres « Gacehpa » sur la centaine de centres de planning familial existant en Communauté française. Lien vers le site du Gacehpa

Gay(s) : Synonyme d’ « homosexuel-le », il désigne les hommes qui ont de l’attirance ou de l’affection, physique ou émotionnelle, pour d’autres hommes. « Gay » vient du vieux français utilisé pour qualifier l’amant du roi. La communauté homosexuelle américaine a repris ce terme dans les années 1960 afin de qualifier les hommes et les femmes homosexuelles et de montrer qu’être homosexuel, ce n’était pas qu’une question de sexualité mais aussi d’affectivité, de culture, de politique, etc. Aujourd’hui, ce terme est généralement utilisé à l’égard des homosexuels masculins uniquement. Ainsi, « gay » est souvent lié à son équivalent féminin « lesbien-ne », comme dans les expressions suivantes : le milieu ou le cinéma « gay et lesbien », les « lesbigays » (les personnes d’orientation homosexuelle ou bisexuelle), les « LGBT » (ou lesbiennes, gays, bisexuel-le-s et transgenres). Voir l’outil pédagogique « Combattre l’homophobie, pour une école ouverte à la diversité » réalisé par la Communauté française (www.enseignement.be/respect).

Gender mainstreaming : Ce terme anglais, difficilement traduisible en français, désigne une stratégie qui vise à intégrer la question de l’égalité entre hommes et femmes (le « genre ») dans toutes les politiques publiques, de manière systématique et transversale. Il s’agit de « mettre ses lunettes de genre » et de réfléchir aux effets des politiques publiques sur les conditions de vie des femmes et des hommes. Femmes et hommes ont-ils les mêmes besoins ? Les politiques doivent-elles donner l’attention aux mêmes priorités ? Par exemple, une réforme sur le divorce va-t-elle toucher de la même façon les deux sexes ? Est-ce que le sport féminin est autant soutenu par le monde politique que le sport masculin ? Voir l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes : www.iefh.fgov.be.

Genre : Traduction de l’anglais « gender ». Ce terme, diffusé depuis les années 1980, veut mettre en évidence le fait que les identités et les rôles féminins et masculins ne sont pas définis par le sexe (au sens biologique). Ils varient différemment suivant les époques et les contextes (social, économique, culturel, politique, etc.). Ainsi, le « sexe » renvoie au fait de naître fille ou garçon, tandis que le « genre » renvoie à des activités, des statuts ou des « caractéristiques », comme le fait que ce soit les femmes qui cuisinent ou qui sont sensibles, ou les hommes qui ne pleurent pas et qui doivent gagner un plus gros salaire que leur femme. Le fait d’avoir un vagin ou un pénis relève du sexe, alors que le fait d’être un homme ou un femme, ou d’avoir une identité masculine ou féminine, relève du genre tel qu’il se décline « ici » et « maintenant ». Le genre fait aussi à des rapports de pouvoir inégaux entre hommes et femmes.

Homophobie, homophobes(s) : Cette notion renvoie à une prise de position négative envers les lesbiennes, gays, bisexuel-le-s et transgenres. Il peut s’agir d’un sentiment d’hostilité, de dégoût ou de malaise que ressentent certaines personnes qui considèrent que l’on doit craindre les pratiques, les valeurs et les normes culturelles de la communauté homosexuelle. Ce n’est pas une « maladie » mais une attitude de rejet, une forme de discrimination. Elle peut être transformée de manière positive. En particulier, l’homophobie exprimée à l’égard des lesbiennes est appelée « lesbophobie ».

Homosexualité, homosexuel-le : Désigne l’orientation sexuelle des personnes attirées par des personnes du même sexe.

Hétérosexualité, hétérosexuel-le : Désigne l’orientation sexuelle des personnes attirées par des personnes du sexe opposé.

Hymen : Fine membrane située à 4 cm de l’entrée vaginale, perforée en son centre pour permettre l’écoulement des règles. La fonction biologique de l’hymen est toujours relativement inconnue : selon certains, il s’agirait de protéger le milieu vaginal des petites filles avant la puberté ; pour d’autres, l’hymen ne serait qu’un simple vestige embryonnaire d’une membrane qui séparait les deux parties du vagin (supérieure et inférieure) lors de la formation de l’embryon féminin et elle n’aurait donc aucune utilité. L’hymen est cependant l’enjeu de nombreuses croyances et représentations sociales liées à la virginité des femmes.

L’implant hormonal : C’est un minuscule batonnet qui contient des hormones et qui est implanté par le médecin sous la peau, pour un temps relativement long (jusqu’a 3 ans). Les hormones qui sont progressivement libérées dans le corps féminin bloquent l’ovulation. Contrairement aux autres moyens de contraception, il ne faut pas l’arrêter ou l’enlever tous les mois. Lorsque ce mode de contraception convient, les femmes qui l’utilisent ont peu de règles (voire plus du tout) durant toute la durée de validité de l’implant.

Voir la brochure sur les méthodes contraceptives de la Fédération laïque des centres de planning familial : www.planningfamilial.net.

Inégalités de genre : Inégalités qui correspondent, s’expliquent ou donnent lieu à des différences de traitement ou de conditions de vie entre les hommes et les femmes dans l’ensemble de la société ou dans un domaine particulier. Ces inégalités varient selon l’époque et le lieu. Elles peuvent être vécues et combattues dans tous les domaines de la société :
  économiques (en termes d’accès à la richesse, aux services, de gestion du temps, etc.)
  social (en termes de statut, de rôles sociaux, d’éducation, de sécurité, etc.)
  culturel (en termes de virginité, de sexualité, de mariage, etc.)
  politique (en termes de participation à la prise de décision, de reconnaissance des droits, etc.)

Lesbienne : Synonyme d’homosexuelle.

Majorité sexuelle : Âge où l’on est considéré-e comme étant sexuellement majeur-e, c’est-à-dire légalement responsable de sa sexualité.

Organes génitaux externe de la femme : Ce sont tous les organes du sexe de la femme qui se trouvent à l’extérieur et qui sont donc visibles, ce qu’on appelle la vulve : les grandes lèvres, les petites lèvres, le clitoris, le mont de vénus, l’orifice urinaire et l’entrée du vagin.

Le patch hormonal : C’est un moyen contraceptif féminin. Il s’agit d’un petit carré contenant des hormones, que la femme se colle sur la peau. Le patch libère des hormones qui bloquent l’ovulation (de la même façon que la pilule). Il doit être remplacé chaque semaine, pendant trois semaines, avant de respecter une interruption de sept jours (c’est à ce moment-là que surviennent les règles). Voir la brochure sur les méthodes contraceptives de la Fédération laïque des centres de planning familial : www.planningfamilial.net

Planning familial (ou centres de planning familial) : Les centres de planning sont issus d’initiatives individuelles liées à un vaste mouvement militant dans les années 1960-1970. Ces centres ont eu une importance primordiale dans la lutte pour la dépénalisation de l’avortement. C’est grâce aux plannings familiaux et aux risques qu’ont pris leurs militant-e-s, en pratiquant l’IVG avant la dépénalisation, que cette dépénalisation a pu avoir lieu. Les centres de planning reçoivent des patient-e-s pour des consultations de différents types en relation avec la sexualité, la reproduction et la santé physique et psychologique qui y est liée. Ces centres ont les missions suivantes : • L’accueil. En effet, la première rencontre quand on franchit le seuil d’un planning est très importante. Vous pouvez demander tout de suite des informations mais aussi être accueilli-e par quelqu’un qui vous aidera à mieux cibler votre demande. Cela permet à l’accueillant-e de vous orienter vers le/la professionnel-le qui sera le/la plus à même de vous aider. • Des consultations médicales, psychologiques, sociales, conjugales et juridiques. • Des interruptions volontaires de grossesse, qui sont pratiquées dans certains centres. • Des animations de groupe en éducation sexuelle et affective. En Belgique francophone il existe 96 centres de plannings familiaux agréés dont 29 pratiquent l’interruption volontaire de grossesse. Ces centres sont répartis en 4 fédérations : la Fédération laïque des centres de planning familial (FLCPF), la Fédération des centres pluralistes de planning familial (FCPPF, liée à la Ligue des familles), la Fédération des centres de planning familial des Femmes prévoyantes socialistes (FCPF-FPS) et la Fédération des centres de planning et de consultations (FCPC, d’inspiration catholique). C’est la Fédération laïque qui compte le plus de grand nombre de centres. Attention, certains centres ne sont pas agréés (ce qui signifie qu’ils ne respectent pas le décret qui fixe les activités et les missions des centres de planning familial) mais ils prennent néanmoins le nom de « centres de planning familial ». Malgré la loi qui dépénalise l’avortement, certains de ces centres sont pourtant contre l’avortement et peuvent exercer des pressions visant à décourager ou même empêcher le recours à l’avortement. Il convient donc de bien choisir son centre de planning familial en toute connaissance de cause.

Pornographie : Mise en scène d’une relation sexuelle avec de nombreux détails, à travers une photographie, un film, un livre, etc.

Religion monothéiste : Religion dans laquelle on ne croit qu’en un seul dieu. Les trois grandes religions monothéistes sont le judaïsme, le christianisme et l’Islam, avec tous leurs courants.

Sexualité : Désigne toute forme de comportement sexuel humain, allant du rapport sexuel à l’orientation sexuelle, en passant par les rêves érotiques, les fantasmes, etc.

Sida : Syndrome d’Immuno-Déficience Acquise. C’est le dernier stade de l’infection par le virus du VIH.

Stérilet : C’est un moyen contraceptif féminin. Il s’agit d’un petit objet en forme de T que le/la gynécologue place dans l’utérus de la femme et qui empêche de façon mécanique l’installation de l’ovule dans l’utérus. Il existe aussi des stérilets « hormonaux » qui libèrent en même temps des hormones.

Stigmatisé-e : Celui ou celle qui porte des stigmates, c’est-à-dire des marques, des caractéristiques grossières.

Transgenre : Personne qui a une identité sexuelle ou un genre différents de ceux qu’on lui a attribués à sa naissance. Il s’agit par exemple des personnes qui changent de sexe (les « transexuel-le-s ») ou de celles qui, sans changer de sexe, expriment qu’elles appartiennent à l’autre sexe.

Traumatique : Qui provoque un traumatisme c’est-à-dire un choc émotionnel ou physique.

VIH : Virus d’Immunodéficience Humaine. C’est le virus sexuellement transmissible et incurable qui provoque, dans son dernier stade de développement, la pathologie du SIDA.

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L’Université des Femmes est une ASBL qui rassemble des féministes avec la volonté de développer et de diffuser un savoir féministe. Ce savoir est une réflexion sur les questions de société en lien avec les femmes, qui s’interroge sur ce qui fait obstacle à l’égalité et qui dénonce les discriminations dont les femmes peuvent être victimes « simplement » parce qu’elles « sont » des femmes.

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