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Homosexualité ou LGBTIQ

Après de longs combats, les groupes LGBTIQ ont obtenu des avancées législatives significatives

En Belgique, 3 lois concernent les personnes LGBTIQ (expression qui désigne les Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transgenres Intersexes et Queer).

Depuis 2003, il existe une loi « anti-discrimination », qui interdit les discriminations sur base de la « race », la couleur de peau, l’ascendance ou l’origine nationale ou ethnique, une caractéristique génétique ou physique, l’état de santé actuel ou futur, un handicap, la langue, la conviction religieuse ou philosophique, les opinions politiques, l’origine sociale, l’âge, le sexe, l’état civil ou l’orientation sexuelle.

L’article 2 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme va dans le même sens : « Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. » Les personnes LGBTIQ ne peuvent donc pas être discriminées sur base de leur orientation ou de leur identité sexuelle. Par exemple, il est interdit de refuser du travail à une personne LGBTIQ parce qu’elle est lesbienne, gay, transsexuelle ou intersexuée. Si c’est le cas, la personne victime de discrimination peut porter plainte au Centre pour l’égalité des chances.

Mais la discrimination réside aussi dans les insultes homophobes que l’on entend souvent. Dans bien des classes d’école, il se dit des choses telles que « T’es vraiment qu’un PD », et les profs négligent parfois ce genre d’insultes, n’en profitant pas pour lancer un débat. Pourtant, cette insulte est homophobe. Mais pourquoi utilise-t-on une préférence sexuelle comme insulte ? Ne peut-on exercer sa sexualité comme on l’entend, pourvu qu’il y ait respect mutuel ? N’est-il pas imaginable de développer une identité sexuelle hors des catégories bien établies de « femmes » ou « hommes » ? Etre LGBTIQ n’est pas une honte ! ll faut qu’à l’avenir, personne ne tienne plus ce genre de propos homophobes.

La loi contre les discriminations a été mise en place grâce au combat mené par toutes les personnes discriminées. Mais les personnes LGBTIQ et les associations qui les soutiennent ont continué à se battre pour obtenir d’autres droits. Pour en savoir un peu plus sur la loi antidiscrimination et savoir comment porter plainte en cas de discrimination, vous pouvez consulter le site du Centre pour l’égalité des Chances et la lutte contre le racisme ou cyberhaine.

Et parmi eux, le droit de se marier comme tous les autres couples. Depuis 13 février 2003 ils ont obtenu gain de cause avec la loi ouvrant le mariage à des personnes de même sexe et modifiant certaines dispositions du Code Civile. Il est inscrit dans l’article 3 : « deux personnes de sexe différent ou de même sexe peuvent contracter mariage. ». Ensuite, depuis mai 2006, le droit de pouvoir adopter des enfants ensemble ou d’adopter l’enfant de son-sa partenaire est devenu une réalité dans le code civil belge.

On peut encore une fois constater qu’un engagement citoyen peut déboucher sur un changement législatif. Toutefois, comme pour d’autres questions, il faut rester prudent pour qu’un retour en arrière ne s’opère pas. En effet, malgré le cadre législatif, certaines personnes tiennent encore un discours très négatif envers les personnes homosexuelles et autres. Elles souhaiteraient voir l’annulation de ces législations. Il est donc important de maintenir une vigilance pour éviter cela.

Le cadre législatif belge n’est pas très courant dans le monde. Dans certains pays, les personnes LGBTIQ sont encore emprisonnées ou même assassinées à cause de leur préférence ou de leur identité sexuelle. Il faut garder en tête qu’au-delà du combat contre la discrimination qui est mené en Belgique, un combat international doit l’être également. Bien entendu, ces avancées ne se sont pas faites toutes seules : les mouvements LGBTIQ se sont battus pour obtenir ces droits, et cela n’a pas été facile. Vous pourrez trouver plus d’information sur ces discriminations sur le site d’Amnesty International.

Un autre débat est celui de la double invisibilité des lesbiennes et bisexuelles. En effet, elles souffrent d’une discrimination fondée sur leur préférence sexuelle mais sont aussi discriminées par le fait qu’elles sont des femmes. Par exemple, elles vont moins voir leur gynécologue parce qu’elles ont peur d’être stigmatisées sur base de leur orientation sexuelle. Les prestataires de soins de santé partent souvent de l’a priori qu’ils sont face à une personne hétérosexuelle : ils montrent une grande méconnaissance de la situation spécifique des lesbiennes. Celles-ci ne sont donc pas accueillies comme elles le devraient et ne bénéficient pas de toutes les informations qui leur sont nécessaires sur leur santé sexuelle.

Enfin, du point de vue statistique et même si l’on peut parler de minorité à propos des personnes LGBTIQ, celles-ci constituent tout de même environ 10% de la population.

Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur une association LGBTIQ, n’hésitez pas à consulter les sites de Tels quels, exaequo, genre d’à côté

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